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À Caen des données libres !

Open Data

Lettre ouverte à l’intention des candidats à la mairie de Caen,

Il est un enjeu crucial qui ne doit pas être tu et qui prend toute son importance lors de campagnes électorales, c’est la libération des données. Le mouvement « open data » est une politique d’ouverture des données de façon à rendre public tous les chiffres clés d’un territoire. C’est un enjeu important car il permet d’améliorer considérablement la démocratie directe et l’exercice de la citoyenneté par tous.

En ces moments de campagne électorale, les données libres prennent toute leur importance car elles permettent d’aller plus loin que la communication rodée des hommes et femmes politiques. Elles permettent de vérifier, de comprendre, de contextualiser et d’expliquer.

À l’heure où la défiance des citoyens envers leurs élus n’a jamais été aussi forte, la transparence est une nécessité et une opportunité pour améliorer significativement la qualité des débats publics, envahis de nos jours par une batterie de chiffres qui prennent souvent valeur de vérité aux yeux des citoyens. Le mouvement « open data » prend son élan en France depuis 2010, date à laquelle l’État a crée le portail data.gouv.fr et certaines collectivités locales ont fait l’effort de mettre en place leur propre plateforme de données libres, mises à disposition par l’agglomération ou la ville. Des villes comme Paris, Angers, Rennes, Bordeaux ont déjà ouvert leurs données. Et bien d’autres villes les suivent et procèdent à l’ouverture des données en ce moment même. Même l’un de nos institutions les plus conservatrices, le Sénat, a crée son portail Open Data.

Carte des initiatives Open Data en France. Crédits : LiberTIC

Carte des initiatives Open Data en France. Crédits : LiberTIC

Ces données peuvent aller du revenu moyen par quartier de la Ville aux comptes administratifs en passant par les équipements culturels, le parc automobile de la municipalité, les transports en commun et j’en passe. L’association LiberTIC, qui œuvre pour l’open data, a d’ailleurs établi une liste de ces données avec l’aide des internautes. Elle est disponible ici-même. L’ouverture de ces données au public, c’est aussi la possibilité pour les développeurs, journalistes et associations de créer des applications intéressantes qui parlent de leur ville au plus près de leur quotidien et de leurs préoccupations !

Le Conseil Général de la Manche l’a bien compris et commence à publier des jeux de données sur son site internet. Le Conseil Général du Calvados y réfléchit et a même organisé un hackaton (une sorte de marathon de deux jours au cours duquel plusieurs équipes créent une application tirant parti des données mises à disposition) en mars 2013. Nous ne pouvons pas rester en marge de ce mouvement et c’est pourquoi LiberTIC offre une formation gratuite à tous les candidats aux municipales qui souhaiteraient inclure la question des données libres dans leurs programmes électoraux.

La ré-utilisation des données par tous.

La ré-utilisation des données par tous.

La réutilisation libre des données permet aux citoyens de se réapproprier les enjeux des débats publics et des choix politiques qui sont faits en leur nom. Prenons l’exemple de notre voisine Rennes ! L’agglomération Rennes Métropole dispose depuis peu de son portail Open Data et met à disposition de nombreuses données produites par les services de la ville et de l’agglomération, profitant aux développeurs et journalistes et donc directement aux Rennais.

À l’instar d’autres villes qui ont fait ce choix de transparence, Caen doit maintenant se doter d’un tel portail et ouvrir ses données. En ce 22 février, journée international de l’open data, j’invite solennellement les candidats à la mairie de Caen à s’emparer de cette question cruciale et démocratique.

Gary Dagorn

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2 commentaires Écrire un commentaire
  1. Emmanuel #

    Je pense que cette question (importante en effet et que je soutiens en tant que militant pour le logiciel libre) doit être portée non pas par Caen seule, mais par la communauté d’agglomération Caen-La-Mer.

    Il me semble que cela créerait un « appel d’air » pour l’ensemble des communes.

    mars 18, 2014
  2. Vous avez tout à fait raison, il faut que l’effort soit porté au niveau de l’agglo Caen-la-Mer. Les compétences de l’agglo sont tellement nombreuses que ça serait un non-sens de n’ouvrir les données que de la ville de Caen.

    Après, pour l' »appel d’air », tout est malheureusement relatif. Malgré la bonne volonté politique de certains acteurs en France, l’ouverture des données est un mouvement qui rencontre une grosse réticence dans les administrations.

    Il n’est pas dit que faire un exemple suffise à inspirer toutes les collectivités territoriales.

    mars 18, 2014

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